Libye: Ankara réagit à la déclaration commune de certains pays dont la France et la Grèce

12 05 2020 17:33

Ankara a fustigé la déclaration commune de l’Égypte, des Émirats Arabes Unis, de la France, de la Grèce et de la partie grecque de Chypre concernant l’accord signé entre la Libye et la Turquie.

C’est ce qui ressort d’un communiqué diffusé, lundi, sur le site du ministère turc des Affaires étrangères.

Ainsi, le porte-parole du ministère turc , Hami Aksoy, a qualifié la déclaration conjointe “d’un exemple de l’hypocrisie d’un groupe de pays cherchant le chaos et l’instabilité dans la région par les politiques qu’ils mènent.”

Aksoy a affirmé que “ces pays ne voient aucun mal à sacrifier les aspirations démocratiques des peuples à l’agression impitoyable des dictateurs putschistes.”

Selon lui, “ils sont tombés dans un délire car leurs agendas sont perturbés par la Turquie.”

“La quête de renforts de la Grèce et de l’Autorité Chypriote Grecque, à propos de la Méditerranée orientale, auprès d’acteurs non régionaux sans importance relève de l’héritage d’une mentalité de mandat et de colonialisme”, a-t-il déclaré.

“La déformation des mesures prises par la Turquie afin de protéger ses intérêts légitimes fondés sur le droit international, sous des prétextes injustes et illégaux, est inacceptable en toutes circonstances”, a-t-il ajouté.

Notant qu’il en va de même pour l’Egypte, Aksoy a poursuivi: “Les dirigeants de ce pays semblent avoir préféré renoncer depuis longtemps aux intérêts et aux droits de leurs propre peuple.”

“Quant aux Emirats Arabes Unis, n’ayant aucun lien avec la Méditerranée orientale, ce n’est rien d’autre que l’animosité envers la Turquie qui les unit aux autres pays. Les antécédents de ce pays, tant contre la Turquie que contre la Libye, sont bien connus”, a-t-il noté.

Concernant la France, Aksoy a déclaré: “Il est évident que la France, dont les intentions d’instaurer un état de terreur en Syrie ont été fortement perturbées par notre opération Source de Paix, tente d’être le mécène de cet axe de malveillance.”

Aksoy a appelé l’ensemble de ces pays à agir avec bon sens, “dans le respect du droit et des pratiques internationales.”

“La paix et la stabilité dans notre région ne peuvent être obtenues que par un dialogue et une coopération sincères et réalistes, plutôt que de tenter de créer un axe de malveillance”, a-t-il conclu.

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